Dans la série « Mémoire du Pays d’Or » (de 1992 à 1994), Brill travaille les lumières mystiques du petit matin où, selon l’auteur, « se noient les démarcations ‘entre la terre et l’eau, l’eau et le ciel, le jour et la nuit, la présence et l’absence » .
Dans la série « le Livre des migrations » (depuis 1995) il aborde le phénomène du groupe. En utilisant des objectifs de très longue focale qui écrasent la perspective, il évoque des masses anonymes.
Dans la série « le Livre des incantations » (depuis 1999) son sujet est une femme nue. Il fait apparaître et disparaître la femme dans un espace intime (forêt, jardin, rivage, etc.), envahie de brume.
Dans la série « Faërie ou le Livre des Fées » (depuis 2000), des enfants et des adultes folâtrent dans une atmosphère idyllique.
Les techniques utilisées par Brill vont des manipulations dans la chambre noire, comme les solarisations multiples des « Incantations », à une retouche numérique élaborée. Du point de vue de la forme, l’ensemble de son œuvre est caractérisé par une volonté de fusion entre les sujets et les fonds, entre les premiers plans et les arrière-plans.


